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Les années soixante dix

Pour les nostalgiques, un choix de tenues portées il y a 35 ans

 

 
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Les années "hippie", mouvement culturel né aux États-Unis dont les réalisations artistiques (musique, cinéma et littérature) ont profondément influencé les sociétés occidentales à partir du milieu des années soixante.
La « vague » hippie s’est rapidement affirmée, autour d’une ville, San Francisco (Californie), comme un mouvement underground (« souterrain ») et une contre-culture reléguée en marge de la société.
La musique hippie, à l’instar d’autres domaines artistiques, reflète, malgré des influences blues et rhythm and blues, la volonté d’échapper aux schémas traditionnels pratiqués depuis une décennie environ (les années cinquante) dans le rock (trois accords de guitare et couplet-refrain-solo notamment) et d’interpréter une musique plus « libre », autant dans la forme (morceaux plus longs, instrumentaux, part plus importante accordée à l’improvisation) que sur le fond, à savoir les thèmes abordés dans les textes, souvent utopiques, mais également socialement et politiquement engagés, voire militants. La musique hippie, souvent assimilée à la musique dite « psychédélique », s’est par ailleurs ouverte à d’autres musiques (indienne, africaine, etc.) et d’autres instruments, témoignant par là même d’une volonté d’expérimenter, d’innover (parfois jusqu’aux limites de l’accessible pour le grand public) et d’échapper à toute contrainte.

Parmi les figures les plus marquantes et influentes de la musique hippie figurent Crosby, Stills, Nash (& Young), Donovan, The Grateful Dead, Janis Joplin ou encore Frank Zappa. L’été 1967 (couramment appelé Summer of Love, ou « été de l’amour ») constitue par ailleurs l’apogée de cette tendance, puisque des artistes (devenus par la suite des « dinosaures » de l’histoire du rock) ont publié cette année-là leur premier album (pour la plupart le plus réussi) ou leur œuvre la plus psychédélique : les Beatles (Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band), les Rolling Stones (Their Satanic Majestic Request), The Jimi Hendrix Experience, Jefferson Airplane, Cream (Disraeli Gears), Pink Floyd (Piper at the Gates of Dawn) ou encore The Doors et leur album éponyme. Ces formations se sont par ailleurs retrouvées à plusieurs reprises sur une même scène, lors des grands festivals de rock — Monterey en 1967, Woodstock en 1969 et l’île de Wight en 1970 —, principalement fréquentés par des hippies.

Le mouvement hippie, parallèlement à une musique innovante libérée du « carcan » dans lequel elle se trouvait depuis la naissance du rock and roll, se caractérise en outre par un code vestimentaire (cheveux longs, vêtements déstructurés sans forme arborant des couleurs inhabituelles) dont les règles et principes tiennent en quelques mots : anticonformisme et contestation. Ces attitudes se sont souvent accompagnées de consommation de drogues, censées favoriser l’inspiration, tant littéraire que musicale, et atténuer l’agression du monde extérieur, mais dont les victimes parmi les musiciens de rock sont nombreuses — Syd Barrett, Jim Morrison, Janis Joplin, Jimi Hendrix.

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